Cadre germanique pour belle Italienne.

Date : 2 mai 2006
 

Emmanuel Ripault attaque sa première année de Protwin avec un Ducati à cadre Spondom.

Emmanuel Ripault fait ses débuts en challenge Protwin avec un cadre « Spondom » dans lequel il a glissé un moteur de ST4S. Il n’y a que 5 cadres comme le sien en France.

Après avoir sévit quelques années en Coupe Ducati, Emmanuel Ripault, s’attaque cette année au challenge Protwin avec un Ducati à cadre Spondom. « Ce cadre a été fabriqué par un ingénieur allemand du même nom et qui était destiné à l’époque pour des 888 dans les années 90 » explique l’heureux détenteur de la chose.

« Il a la particularité d’être caissonné, ce qui le rend à la fois très rigide et très léger » continue Emmanuel. Du coup la moto est « très précise sur piste » , revers de la médaille « Elle est très réactive et très sensible au moindre réglage ».

Autre avantage elle est très légére, car sans faire la chasse aux kilos la bête affiche 165 kg contre 200 kg pour une ST4 de série. « J’ai installé le moteur de la ST4S à cause des points d’ancrage, car je n’ai pas voulu tourner avec le deux soupapes qui était dedans ».

De toutes façons la catégorie deux soupapes n’attire plus qu’un nombre infime de pilotes par course.

Emmanuel est fier de sortir sa bête « Quand j’étais minot j’allais regarder la Bataille des Twins, et je regardais comment les mecs s’arsouillaient...Cela m’a toujours fait réver » continue-t-il.

Et puis c’est une manière de rendre hommage à l’ancien propriétaire du cadre : « Jeannnot de chez JPM Services, qui a disparu il y a quatre ans. Ce dernier n’aurait pas voulu que son cadre pourrisse dans un coin de garage. D’autant qu’il en existe que cinq exemplaires, connus, en France »

Mais rouler avec une telle merveille n’est pas des plus évidents « Elle me donne beaucoup de fil à retordre, car je n’ai pas de bases sur cette moto. Et j’ai tout à apprendre »

Cela ne décourage pas notre homme, car il a appris la mécanique auprès de pilotes de renommée « J’ai été pendant trois ans, le mécano d’Eric Mahé (qui chapeaute Randy de Puniet et Jules Cluzel en GP) et j’ai énormément appris quand il disputait le championnat de France supersport ».

Bonne chance à Manu pour la suite du challenge.

Thierry Leconte
 

Admirez le travail de soudure, en sachant qu’il a été fait de manière artisanale. Enfin notez aussi le bras sur lequel travail l’amortisseur arrière.

Le cadre est « caissonné » il est donc rigide et très léger. Par contre il est très réactif au moindre réglage.

Les autres reportages de l'année

 
 
© Copyright Cybermotard 1998-2009 - Textes et images PROTWIN
E-Mail :  protwin.montpellier@modulonet.fr