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Nadine Gatschet : itinéraire d’une technicienne suisse en compétition moto

Publié le 20 juillet 2016

Un an s’est écoulé depuis notre rencontre avec Nadine Gatschet à Montmélo en 2015. A l’époque elle postulait pour l’école Espagnole de mécanique Monlau. Quand est-il aujourd’hui ? Jean De Mata a fait le point avec elle sur le circuit de Montmelo.

A 24 ans, Nadine Gatschet possède une détermination sans faille.
Elle a déjà fait un stage d’un an chez un préparateur partie cycle ( Stager Res). Elle a obtenu un bac pro mécanique ainsi qu’un diplôme de gestion pour la reprise éventuelle de l’entreprise familiale.
Enfin elle a intégré laRepsol Technical School de Monlau, pour une durée d’un an.

Cybermotard : Comment s’est passée ta saison 2016 au sein de la Repsol Technical School de Monlau. Comment as tu été perçue par les autres élèves et les professeurs ?

Nadine Gatschet : Cela a été une année très enrichissante, vivre en immersion pour apprendre une langue étrangère il n’y a rien de mieux. Les professeurs et les camarades de classe m’ont entouré pour que je puisse progresser rapidement. Car dans le milieu de la compétition moto il est important de parler Anglais, Espagnol, Français et de maîtriser les termes techniques. Pour ce qui est des études proprement dites après 4 ans d’études et l’obtention de mon diplôme en suisse, j’ai été surprise de devoir repartir de zéro et reprendre les bases de la mécanique, cela ne m’a pas apporté ce que j’espérais.

Cybermotard : Quels sont tes objectifs pour 2017 ?

Nadine Gatschet : Je vais arrêter l’école Monlau et j’aimerais trouver une équipe qui fait confiance aux jeunes. Car mon but est de rester en compétition et pouvoir faire des stages en télémétrie et en châssis. Ce qui m’intéresse c’est de pouvoir toucher à toutes les facettes du métier et m’ouvrir d’autres perspectives, car en mécanique mes bases sont solides grâce à l’équipe Bolliger, notamment lors des 24H de Barcelone.

Cybermotard : As-tu eu des opportunités en compétition en 2016 ?

Nadine Gatschet : Effectivement j’ai pu être au contact de l’équipe moto2 Tech3 grâce à Michael Savary notre pilote en endurance qui connaît bien une personne de ce team. J’ai été accueilli par des gens très sympathiques qui m’ont mise en confiance. Je pensais n’être sur la course qu’en observatrice mais finalement j’ai eu le privilège de travailler sur la Mistral d’ Isaac Viñales et ça a été pour moi une magnifique expérience. A la fin de ma journée du vendredi, comme je ne pouvais pas rester le week-end entier, car j’avais d’autres engagements, ils m’ont fait la proposition d’intégrer l’équipe pour le week-end complet sur la course d’Aragon.

Cybermotard : Penses-tu pouvoir intégrer une équipe dans un des championnats mondial en 2017 ?

Nadine Gatschet : j’ai postulé pour différents teams en Superbike Mondial et en GP, la piste Tech 3 est peut être possible. J’ai aussi obtenu une entrevue avec le boss d’une équipe de pointe en mondial superbike après avoir fait le siège de son bureau durant trois heures. Mais pour le moment rien n’est fait et on verra le moment voulu. Je ne suis fermée à aucune proposition même en championnat d’Europe Moto2 ou bien en 1000 Superstock.
J’en ai longuement discuté avec Monsieur Hampu Bolliger qui est d’accord pour me libérer si d’éventuelles dates étaient en concordance sur les deux championnats.

Cybermotard : quels sont, au point de vu de ton travail, les différences entre l’endurance et la vitesse ?

Nadine Gatschet : Pour la partie moteur et châssis c’est pour ainsi dire sensiblement pareil, les réglages sont beaucoup plus pointus et les données embarquées sont beaucoup plus nombreuses en vitesse qu’en Endurance.
Le stress est différent, en vitesse tout se passe pendant les essais, puis arrive la course et c’est le pilote qui gère.
En endurance c’est différent, le stress se maintient pendant les essais et la course car si un pilote chute, il faut faire repartir la machine le plus vite possible. Sans douter des réparations faites car la sécurité du pilote en dépend. Alors qu’en vitesse si la moto chute et ne peut repartir c’est l’abandon !

Cybermotard : après 4 ans passés dans la compétition comment te définirais tu ?

Nadine Gatschet : Je suis très motivée car très passionnée par mon métier. Je me suis fixée un objectif de très haut niveau que je souhaite atteindre non pas le plus rapidement possible mais au plus tôt. Je garde confiance en moi même dans les pires moments et toujours avec une note d’humour. On apprend toujours de ses erreurs. Toute faute est un apprentissage.

Nadina Gatschet n’est pas le seule fille a exercer le métier d’ingénieur en acquisition de données en compétition moto. Voir le portrait de Cecile Bombled.
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Jean 2mata

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