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Championnat Mondial d’endurance  > 2004  > 8H Suzuka

Bonne opération du GMT

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Publié le

Dimanche 25 juilet 2004, en finissant devant la Suzuki du SERT, GMT 94 réalise une bonne opération. En effet la Yamaha conforte sa place du leader au championnat avec 14 points d’avance sur la Suzuki officielle.

En finissant 8ème au scratch, GMT 94 réalise une bonne opération et mène avec 14 points d’avance sur la machine du SERT. Tout va se jouer à Oschersleben, en Allemagne, les 14 et 15 août.

A Suzuka , la GMT 94 termine à la 8ème place devant la Suzuki N°3 en 35ème position. "Nous sommes heureux de permettre à Yamaha de consolider la tête du championnat" commente sobrement Christophe Guyot dans un communiqué de presse.

Pourtant la Yamaha et la Suzuki officielles ont été dominées aux essais et en course, par un autre participant au championnat mondial d’endurance : Gwen Giabbani. Ce dernier a été sélectionné pour participer, avec son co-équipier Taku Kishida à la superpole (comme en WSBK). Cet honneur n’est réservé qu’aux 20 premiers. Pourtant leur machine, une 1000 CBR est engagée en catégorie JSB. "C’est du Superbike à la japonaise, qui est une sorte de superbike au rabais, puisqu’on ne peut travailler que sur la culasse" nous dit Gwen. "La catégorie JSB, ne dispose pas du changement de roue rapide à l’arrière comme peuvent l’avoir les machines engagées en mondial. C’est une façon de limiter les coûts". Cette catégorie est tellement populaire qu’elle représente les 3/4 des engagés !

Gwen se targue de bien connaître le sujet, puisque c’est la 5ème fois qu’il roule sur le circuit de Suzuka. Le 30 mai dernier, il a d’ailleurs déjà participé à la répétition de la course des 8H de Suzuka dans une épreuve qui s’appelle "En route pour les 8h".

A l’issue des deux séances de qualifs, la 22 part donc de la 20ème place, la machine du SERT en 21ème position et enfin GMT en 30ème place sur la grille de départ. Comment expliquer cet écart ?

"A Suzuka, le règlement est très particulier car on a droit à 10 trains de pneus, pour les essais qualifs et pour la course point barre" explique Dominique Méliand, le team manger du SERT. "J’ai donc voulu économiser mes pneus pour la course et je n’ai surtout pas voulu fusiller un pneu pour la superpole. Résultat on est relégué à la 21ème place pour un dixième".

Et puis les japonais sont dans leur jardin et connaissent bien le circuit. Pire, certains veulent absolument se faire remarquer et pilotent comme des kamikazes. Résultat, Olivier Four se fait percuter à l’arrière pendant les essais et en course, le même sort attend Shawn Giles."Là bas tu dois autant faire attention à ce qui se passe devant que derrière" analyse encore Dominique.

Après une heure de course, tandis que la Honda N°22 de Police Nationale est en 13ème position et la machine du GMT 18ème, le pilote Australien embauché pour l’occasion par le SERT se fait percuter à l’arrière. " Il venait de doubler un concurrent japonais, et celui ci a oublié de tourner au virage suivant" commente Dominique encore bouillant de colère. Résultat , le temps de ramener la moto au stand "On a perdu 40 mn. Et on est reparti avec un cadre qui a été vrillé de plus de 3° !"

Pendant ce temps la tête de course est occupée par la Honda officielle N°7 (Seven stars) aux mains d’ Ukawa et Izutsu. Cette machine a pris le contrôle des opérations à la fin du premier tour, en doublant sa coéquipière la Honda N°11. Elle franchit la ligne d’arrivée en vainqueur au bout des 8 heures de course, sans avoir été détrônée une seule fois. La deuxième place revient à la Suzuki Yoshimura N°12, confiée Atsuhi Watanabe et Yukio Kagayama. Enfin la troisième place du podium est enlevée par une autre Honda, la N° 44.

La première Yamaha est celle du GMT, qui finit 8ème, mais 3ème de la catégorie superbike derrière l’étonnante Honda du team « Police Nationale Tsukigi » qui elle arrive en 5ème position. "Mais cela n’a pas été facile de partir de si loin sur la grille de départ" confie Sébastien Gimbert. Là encore le règlement sur les pneus a perturbé l’équipe et notamment son fournisseur de pneumatiques, qui mettait les pieds pour la première fois à Suzuka. 

La fin de course a été laborieuse aussi pour la Honda N°22, puisque à mi course "La moto commençait à avoir des ruptures à partir de 11.000 tours et on perdait deux secondes au tour" détaille Gwen.

C’est une grande satisfaction pour Christophe Guyot, le patron du GMT qui se réjouit à l’avance de se retrouver à Oschersleben, avec son principal adversaire la Suzuki du SERT pour « un titre mondial, qui reste toujours à notre portée » . En effet le vainqueur de cette unique course de 24H du championnat se verra attribuer 50 points et prendra une très sérieuse option pour l’obtention du titre à la finale de Vallelunga les 2 et 3 octobre.

La véritable star de ces 8H de Suzuka a été sans conteste Gwen Giabbani sur la Honda "Police Nationale N°22". Ici derrière une des deux Honda officielles "Seven stars". Il termine à la 5ème place du scratch sur une modeste "Japan Superbike" devant les ténors du championnat.


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